Pourquoi la division est dangereuse

Dresser les uns contre les autres est une bonne tactique pour faire élire des candidats sans qualités. En voulant marquer des points contre le côté opposé, on finit par voter pour des incompétents, qui feront couler la barque dans laquelle tout le monde se trouve.

On en parle souvent ici, la division d’un pays en camps antagonistes n’amène rien de bon.

On pourrait répondre que le débat est nécessaire et sain, qu’un peu de vigueur dans la discussion n’est pas une mauvaise chose, qu’il ne faut pas être politiquement correct à tout prix, etc.

Le vrai problème arrive quand on considère « l’autre bord » comme un ennemi, quand on rejette toutes ses propositions comme suspectes, que l’on est prêt à croire les pires dénigrements — bref quand cet antagonisme prend le pas sur tous les autres enjeux.

Au stade terminal, la polarisation extrême donne un électorat conservateur américain votant en bloc pour Donald Trump, candidat qui n’incarne aucune de leurs valeurs (il a une superbe collection de péchés capitaux et sympathise avec des régimes hostiles à son pays) ; beaucoup de raisons expliquent cette catastrophe historique, et l’une d’entre est qu’il est « leur » candidat, celui qui promet de combattre le plus violemment l’autre camp. Plus rien d’autre ne compte.